Les protéines sont utilisées principalement par notre corps pour former les tissus et les muscles. Les protéines, lorsqu’elles sont absorbées sont séparées par le système digestif en acides aminés avant de pénétrer dans le sang.

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poissons

On reconnaît environ 22 types d’acides aminés qui composent les protéines végétales et animales. Le point commun entre tous les acides aminés est qu’ils comportent en plus des atomes de carbone et d’hydrogène, des atomes d’azote.

 

Parmi ces acides aminés certains sont dit essentiels et doivent être apportés impérativement chaque jour par l'alimentation car l’organisme ne sait pas les fabriquer. Nous avons une liste de huit acides aminés qui sont le tryptophane, la méthionine, la thréonine, la lysine, la phénylalanine, la valine, la leucine et l’isoleucine.

Là aussi dans notre alimentation la composition en acides aminés peut avoir une influence primordiale sur notre santé et psychologie.

Il y a particulièrement trois acides aminés qui influencent notre comportement :

 

  1. La phénylalanine et la tyrosine sont deux acides aminés qui vont participer à la création de substances comme la dopamine, l’adrénaline, la noradrénaline. Ces substances vont pousser l’individu à l’activité, à avoir l’esprit d’entreprise, de la motivation, de la vigilance, de la concentration, à l’augmentation de la libido, à répondre rapidement au stress de la vie active.
  2. Le tryptophane va participer à la création de la sérotonine et la mélatonine. Ces deux substances vont au contraire favoriser le calme, la patience, la sociabilité, l’adaptabilité, la stabilité de l’humeur, le sommeil réparateur.

 

On peut donc voir l’opposition de l’influence sur le comportement entre ces deux groupes d’acides aminés.

 

Si le premier groupe prédomine, alors la personne sera toujours en activité, dormira peu ou mal, et pourra être victime d’une dépression, à terme.

 

Il se trouve que dans l’alimentation le tryptophane est présent avec un faible pourcentage par rapport aux autres acides aminés et donc le déséquilibre penchera plutôt en faveur d’un manque de tryptophane dans notre corps.

 

Nous allons prendre l’exemple du lait et des produits dérivés du lait comme le yaourt.

La quantité de tryptophane est divisée environ par 2,5 dans le yaourt par rapport au lait. Ceci est dû au procédé de fabrication qui tend à supprimer le petit lait au profit de la caséine (autres protéines du lait).

Le petit lait est, par contre, très riche en tryptophane.

 

En conclusion, si une personne s ‘alimente exclusivement de yaourts, elle aura un déficit en tryptophane et donc un comportement agité, peu sociable, avec des changements d’humeur, un sommeil difficile, des déprimes fréquentes. Ceci concerne parfois des enfants qui ont une alimentation trop riche en yaourts.