La locomotion est la faculté qui permet de se mouvoir d’un lieu à un autre.

 

Cette locomotion est le résultat de l’action combinée des systèmes nerveux et musculaire, qui reçoit les impulsions électriques volontaires, ainsi que du squelette qui est rendu mobile par ces muscles.

 

danse

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La locomotion nécessite un long apprentissage et une coordination complexe des mouvements et de l’équilibre. Il est rare de voir par exemple des enfants marcher avec assurance avant l’âge de 12 mois.

 

Nous avons la faculté d’acquérir des réflexes qui sont gérés en partie par la moelle épinière. Ces réflexes vont faciliter grandement la locomotion car nous n’aurons pas à réfléchir à chaque fois pour coordonner nos mouvements, cela deviendra automatique.

 

Cet automatisme peut être perdu partiellement si par exemple nous restons allongés pendant plusieurs jours, il faudra alors refaire des exercices, un entraînement pour retrouver complètement les facultés antérieures.

 

 

Tous les mouvements ainsi que la locomotion nécessitent da la part de la personne des impulsions volontaires qui demandent un effort particulier.

 

Entre le moment ou la volonté s’exprime, pour se déplacer par exemple dans une pièce et la réalisation de cet acte volontaire, il s’est écoulé de nombreuses secondes. Nous prenons conscience, à chaque fois que nous souhaitons nous mouvoir et entreprendre une action, qu’il faut du temps, de l’énergie. Pour monter une colline à bicyclette, je vais devoir coordonner mes mouvements sur les pédales et activer les muscles de mes jambes avec énergie. Au bout de quelques minutes, je vais sentir ma chaleur corporelle monter, sentir également la transpiration se manifester.

 

Je sais que je dois communiquer de l’énergie à la bicyclette pour pouvoir monter et gravir le sommet de cette colline.

 

Tout ceci me montre que tout acte volontaire est confronté à une inertie, c’est à dire un temps, une énergie qu’il faut dépenser avant d’atteindre son objectif.

 

 

Tout acte est conditionné à l’origine par un désir. L’absence de désir, implique aussi l’absence de tout acte volontaire.

 

Nous avons donc trois étapes dans l’action :

 

¨      Le désir qui fait surface sur nos corps émotionnel ou mental

 

¨      L’action engendrée pour atteindre l’objectif fixé

 

¨      L’obtention ou non de la satisfaction ou du plaisir recherché.

 

 

Sur le plan émotionnel on devine assez bien le processus.

 

 

Par exemple un enfant voit une sucette dans la bouche d’un autre enfant. Il va avoir envie de sucer également une sucette car il devine le plaisir que celle-ci pourrait lui procurer. Il passe à l’acte, tend la  main, arrache la sucette à l’autre enfant et enfin la porte à sa bouche.

 

Il va éprouver un certain plaisir, jusqu’à ce que bien entendu l’autre enfant lui fasse ressentir son mécontentement.

 

 

Je peux avoir une démarche analogue sur le plan mental.

 

Je me demande ce que fait 45 x 112 ; je passe à l’action et pose les chiffres sur un papier puis déroule le processus de calcul. Je termine l’opération et contemple le résultat. Ce résultat est conforme à mes attentes et me procure la satisfaction recherchée. Bien entendu ici la notion de plaisir est beaucoup plus subtile.

 

 

Le mouvement et la locomotion vont être les moyens d’entraîner la volonté d’un individu. Si la volonté est faible, la personne aura beaucoup de mal à satisfaire ses désirs, ses envies. Si la volonté est forte, la personne pourra mettre en œuvre des actions sur le long terme et sera à même de satisfaire en plus ou moins de temps des ambitions personnelles, familiales, professionnelles…

 

 

Si nos désirs une fois exprimés étaient satisfaits aussitôt alors nous n’aurions pas besoin d’exercer cette volonté. Heureusement ceci est rarement le cas; la vie va donc « s’arranger » pour nous pousser à développer notre volonté et également notre patience.

 

 

Par rapport aux mouvements et à la locomotion, il faudra là aussi rechercher un équilibre car toute exagération sera génératrice de fatigue importante et tout manque d’activité risque de nous rendre lymphatique, paresseux, sans entrain.