Sommes nous des êtres libres ? libres de nos actes et de nos pensées ?

La réponse à cette question est simple. Nous ne sommes pas complètement libres, mais nous avons un certain degré de liberté, de libre-arbitre.

Je ne suis pas complètement libre sur terre, parce que je ne peux pas décider par exemple d’arrêter de respirer, de ne plus boire d’eau car, assez rapidement, ma vie sera en danger.

Lorsque je suis encore un bébé, je suis complètement dépendant de mes parents ou de ceux qui s’occupent de moi, sans eux ma vie ne tient qu’à un fil. Progressivement, je vais acquérir une certaine autonomie, je vais pouvoir manger seul, marcher, parler, etc. Mon champ de liberté va s’agrandir parallèlement. Devenu adulte, je vais exercer mes pleines responsabilités et là, je serai à même de poser plus complètement des actes liés à mon libre-arbitre. Néanmoins, je ne suis pas seul, je suis en société et des règles existent pour permettre une vie harmonieuse entre les hommes et les femmes. Si les règles ne sont pas respectées, je risque de devoir rendre des comptes et la société prendra parfois des mesures pour me contraindre à limiter ma liberté.

Pour le moi spirituel, il existe également des règles, des lois à respecter.

Le libre-arbitre de celui-ci va grandir au fur et à mesure de l’acquisition de la sagesse. Je connais les lois, je les respecte car celles-ci me permettent d’éviter la souffrance, je les utilisent pour mon bien et pour celui de tous. En conséquence mon champ de liberté s’agrandit.

 

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Comme exemple, on pourrait citer l’apprentissage de la marche. L’enfant apprend qu’il doit marcher sur ses deux pieds, pour pouvoir se déplacer efficacement comme le font les adultes. Pour y arriver, il doit réussir à maintenir un équilibre en se levant, puis lorsqu’il avance les pieds. Ceci est automatique maintenant pour nous, mais cela demande de la concentration, de la méthode et persévérance au début. Si je tombe, je me fais mal assez souvent. Il faut éviter de tomber, pour ne pas risquer de souffrir. Dés que l’apprentissage de la marche deviendra un acquis, je vais pouvoir me déplacer dans toutes les directions, attraper ce qui m’intéresse, voir ce que je ne peux pas voir lorsque je reste assis. En conséquence, je vais goûter une toute nouvelle liberté.