Oui nous éprouvons tous des émotions et des sentiments à travers la fenêtre de nos sens.

Par exemple avec ma vue, je peux être émerveillé par un paysage, avec mon ouie éprouver un sentiment de paix en écoutant de la musique, avec mon toucher trouver un tissu de soie très agréable.

Le désir est donc un sentiment un peu particulier qui m’amène à agir.

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A travers l’action ou la passivité je vais, grâce à mes sens, éprouver une palette d’émotions et de sentiments très divers.

Mes sentiments peuvent être primaires, c’est à dire nécessaires à ma survie : face à un événement, je me sens en sécurité ou j’éprouve de la peur, je ressens une attraction ou une répulsion. Ces émotions sont destinées à me permettre de survivre en agissant en fonction de mon expérience antérieure. Vais-je fuir ou rester, si je vois une maison en feu ?

Mes émotions vont faire naître des sentiments avec toutes les palettes sur les thèmes de la répulsion ou de l’attraction : ce que j’éprouve me fait plaisir ou non et en conséquence, des sentiments plus élaborés vont parcourir mon être intérieur.

Si j’éprouve du plaisir cela peut être de la joie, de la satisfaction, de la jouissance, de l’affection, l’amitié, l’amour…

Si j’éprouve une certaine souffrance, elle peut s’exprimer par de la colère, la jalousie, la haine, la crainte, l’anxiété, l’envie de détruire…

Ainsi les animaux et les hommes ont en commun des sens plus ou moins évolués qui vont être la frontière des échanges qu’ils réalisent entre leur monde intérieur et le monde extérieur.

A l’intérieur les désirs, les émotions, les sentiments vont être une réponse aux sollicitations extérieures ou de mon corps.

Mon corps est un élément essentiel de ma vie qui me communique des informations et signaux sans arrêt.

En effet si mon système digestif est dérangé par exemple, toute mon attention va être centrée ou perturbée par ce problème. Et donc pour pouvoir concentrer mon attention sur l’extérieur, il faut que mon corps me laisse relativement tranquille et que je sois de préférence en bonne santé.

Lorsque je regarde les plantes qui font également partie des êtres vivants, je vois un certain nombre de ressemblances comme la possibilité de se nourrir, de croître, de se reproduire ; et je vois également des différences plus manifestes. Avec les animaux, nous possédons en commun, les sens, la mobilité, une vie intérieure.

Cette vie intérieure semble ne plus se manifester dès que le processus du sommeil est engagé. Nous sommes, à ce moment là, comme coupés du monde extérieur. Et pourtant en apparence rien n’a changé. Cela peut être vérifié par chacun de nous, les sollicitations extérieures, bruits, lumière, odeurs, ne nous affectent plus sauf si elles parviennent à nous réveiller. Il nous reste malgré tout des réflexes, si nous sommes chatouillés par exemple ; mais là encore, les sensations ne remontent pas à notre conscience de veille.