Une force intérieure nous entraîne pour tenter de saisir à chaque instant une parcelle de bonheur. Cette force est le désir. Si j’ai faim, le désir de manger deviendra de plus en plus impérieux. Lorsque je vais pouvoir commencer à satisfaire ce désir, un sentiment de plaisir et de satisfaction va monter en moi. Puis, au fur et à mesure que je vais manger, le désir va devenir moins pressant et ira jusqu’à disparaître lorsque je n’aurai plus faim.

 

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Ainsi j’aurai éprouvé en mon corps, le désir de manger et peut-être une forme de souffrance si la faim me tenaille.  Après avoir lutté pour satisfaire ce désir, je vais avoir des sentiments de satisfaction, de bien être,  puis enfin, la cessation du désir.

Lorsque nous regardons notre vie, celle-ci est apparemment complexe,  mais toutes nos actions sont motivées par l’envie de satisfaire un ou plusieurs désirs. La nature des désirs qui naissent en nous et qui nous traversent sont d’essence plus ou moins matérielle, émotionnelle voire spirituelle.

Je veux par exemple satisfaire les besoins premiers de mon corps et ils sont multiples : respirer, manger, boire, dormir, avoir ni chaud ni froid, aller uriner ou aller à la selle.

 Lorsque je parle de besoins premiers, ce sont des besoins qui sont indispensables à la vie, car ma vie est en danger si je ne peux pas les satisfaire.

 

Lorsque j’ai réussi à assurer la satisfaction de ces désirs de manière régulière, je peux, en toute sécurité et tranquillité, m’intéresser à des désirs plus secondaires d’abord pour faire plaisir à mon égo. Mon expérience et intelligence sont présentes pour me dire ce qui peut me faire éprouver un certain plaisir avec mes sens : ma vue, mon ouie, mon odorat, mon toucher, mon goût. J’aime bien manger du chocolat, non pas parce que j’ai faim, mais par ce que le goût et l’odeur du chocolat sont agréables.

Nous avons des désirs secondaires d’ordre sexuels qui nous poussent à rechercher le plaisir et l’orgasme comme paroxysme à travers l’union sexuelle. Ce plaisir, pour moi, est une des premières formes de l’amour, mais n’est pas l’amour avec un grand A. Car dans les rapports sexuels, il n’y a pas forcément de sentiments élevés qui sont éprouvés. Les attractions ou les envies sexuelles participent à notre équilibre, mais ne sont pas indispensables à notre survie. Elles sont, par contre, indispensables à la survie de l’espèce humaine.